samedi 24 mai 2008

Premières-Côtes-de-Bordeaux Château Mille Anges

Le vignoble de 27 ha est situé sur les collines qui surplombent la vallée de la Garonne. Beau Premières-Côtes-de-Bordeaux 2004, un vin à dominante de Merlot, bien élevé en barriques de chêne dont 1/3 est renouvelé chaque année, charnu, riche en couleur, aux tanins savoureux, au nez intense de fruits cuits (fraise des bois, mûre) et d’humus, tout en bouche, de très bonne garde. Beau 2003, alliant une finesse tannique à une rondeur en bouche persistante, est chaleureux, corsé, de très bonne évolution, à déboucher sur un confit.

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vendredi 16 mai 2008

Côtes de Provence Domaine de La Rouillère

omaine de 40 ha de vignes. On se fait plaisir avec ce Côtes-de-Provence rouge Grande Réserve 2004, de robe pourpre et profonde, avec ce nez intense de fruits rouges et d’épices aux accents de garrigue, de bouche très soyeuse et ample, parfaitement équilibré, idéal sur un gibier d’eau. Le Grande Réserve blanc est un vin fin, où la suavité vient épauler une finale aromatique, régulièrement réussi comme ce Grande Réserve rosé, de bouche franche et savoureuse, tout en fruité et en fraîcheur en finale.

Domaine de la ROUILLÈRE
(CÔTES DE PROVENCE)
Presqu’île de Saint-Tropez Route de Ramatuelle
83580 Gassin
Téléphone :04 94 55 72 60 et 04 94 79 20 60
Télécopie : 04 94 55 72 61
Email : contact@domainedelarouillere.com
Ou : www.domainedelarouillere.com

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mardi 13 mai 2008

Champagne Baron Albert

Beau Champagne La Préférence Millésime 96, avec des notes de noisette et d’abricot sec, où s’associent rondeur et distinction, très aromatique, à la fois fin et charpenté. Le demi-sec La Préférence Millésimé 98 est tout en onctuosité, finement bouqueté, parfait sur un sabayon. Excellent brut Carte d’Or (Pinot meunier, Chardonnay et Pinot noir), de belle robe, avec des notes de fruits frais et d’épices, de mousse fine, qui allie richesse aromatique et persistance, à goûter sur un turbot. Beau Jean de La Fontaine 2001 (Chardonnay, Pinot noir et Pinot meunier), un Champagne où se décèlent des nuances de citron, de brioche et d’abricot sec, d’une bien jolie robe or clair, de bouche très structurée et ample, très persistante. Le Millésimé 99, de belle robe jaune or, au nez de fruits frais, est riche et puissant, d’une belle finale, tout en vivacité. Le brut Tradition, à dominante de Pinot meunier (70%, le reste en Chardonnay) est très bien vinifié, parfumé, typé, aux notes d’agrumes et une pointe épicée. Très séduisante encore, leur cuvée AL, dont l’étiquette est particulièrement réussie, un Champagne floral, avec des nuances de noisette et de chèvrefeuille, de belle robe, ferme et suave en bouche, fin, très persistant, tout en harmonie, vraiment agréable.

BARON ALBERT
Claude Baron
1, rue des Chaillots, BP 12, Grand-Porteron
02310 Charly-sur-Marne
Téléphone :03 23 82 02 65
Télécopie : 03 23 82 02 44
Email : champagnebaronalbert@wanadoo.fr

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mercredi 30 avril 2008

Les Chiroubles incontournables

La force du terroir et la structure des vins de Chénas, de Juliénas, de Régnié, de Morgon ou de Moulin-à-Vent, l’élégance d’un Saint-Amour, d’un Brouilly ou d'un Chiroubles, la vivacité d’un Beaujolais, le plaisir et la gaiété des “primeurs”... tout concourt à prendre au sérieux les meilleurs vins de la région, au grand dam de ceux, par ignorance, se plaisent toujours à critiquer et à mésestimer les efforts des vignerons de la région, dont les vins sont à leur image, où la convivialité est de mise, et le niveau qualitatif incontestable.


Domaine Émile CHEYSSON
(CHIROUBLES)
Régisseur : Jean-Pierre Large
Clos Les Farges
69115 Chiroubles
Téléphone :04 74 04 22 02
Télécopie : 04 74 69 14 16
Email : dcheysson@terre-net.fr
Un domaine familial de 26 ha fondé en 1870. Coup de cœur pour ce Chiroubles cuvée Traditionnelle 2006, issu en majorité de vignes de coteaux plantées sur un sol granitique caractéristique, de couleur prononcée, aux tanins mûrs, bien corsé, avec ce nez de fruits surmûris et d’humus, de bonne bouche, un vin à la fois charnu et soyeux. Superbe Chiroubles cuvée Prestige 2005, issu d’un secteur (Les Roches) où l’on trouve des morceaux de granit, un vin charnu, tout en bouche, de charpente à la fois puissante et souple, très représentatif des belles réussites de l’appellation dans ce millésime. Les vins collectionnent aussi, bien sûr, les récompenses : médailles d’Or au concours des vins de Mâcon 2007 et d’Or au concours des Vignerons Indépendants 2007 (bravo !).


Domaine de la COMBE AU LOUP
(CHIROUBLES)
Gérard et David Méziat
Au Bourg
69115 Chiroubles
Téléphone :04 74 04 24 02
Télécopie : 04 74 69 14 07
Email : david.meziat@libertysurf.fr
Ou : www.meziat.com
Au sommet également. Domaine de 13 ha, où les vins sont issus pour majorité de très vieilles vignes (plus de 40 ans) plantées sur des coteaux granitiques. Cela explique ce beau Chiroubles 2006, médaille d’argent à Paris, un vin de bouche charnue, de robe rubis, au nez concentré (violette et cassis), aux tanins fondus, bien persistant en finale. Le Morgon 2005 est typé, aux arômes de fruits macérés et d’épices, riche, de belle teinte grenat, dense au nez comme en bouche, alliant finesse et charpente, aux tanins à la fois riches et soyeux, d’excellente évolution. Excellent Régnié 2006, aux tanins puissants et mûrs à la fois, un vin très parfumé, dense et persistant comme il le faut.


Château de JAVERNAND
(CHIROUBLES)
Pierre Fourneau
69115 Chiroubles
Téléphone :04 74 69 16 04
Télécopie : 04 74 69 16 04
Email : pierre@javernand.com
Ou : www.javernand.com
Propriété familiale (depuis 1917) de 27 ha de vignes sur des coteaux granitiques, couverts d’une faible couche sablonneuse. Beaucoup apprécié ce Chiroubles 2006, tout en nuances aromatiques, tout en couleur, avec ces notes subtiles et intenses d’humus et de petits fruits rouges surmûris, tout en bouche, un vin qui associe finesse et structure. Le Chiroubles Les Gatilles 2006 (13 ha sur sol granitique d’aspect rose, maigre et sableux), est de robe brillante, souple mais corsé et complexe, de bonne garde, épicé, un vin qui emplit bien la bouche, très typé, vraiment remarquable.

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lundi 21 avril 2008

Château Mazeyres

À la tête des Deuxièmes Grands Vins Classés. Un vignoble de 20 ha de vignes qui appartient à la Caisse de retraites de la Société Générale. Le vin est typé par un sol de graves et de sables de la terrasse de Pomerol (sous-sol de graves ou de molasse riche en crasse de fer, 80% Merlot, 20% Cabernet franc). Beau Pomerol 2004, aux tanins fermes et soyeux à la fois, de bouche corsée, un vin de belle couleur pourpre, bien charpenté, ample. Le 2003 est charnu, aux tanins denses, tout en nuances aromatiques, d’une jolie concentration en bouche, aux notes de groseille, d’humus et d’épices, de garde.

Château MAZEYRES
(POMEROL)
Direction : Alain Moueix
56, avenue Georges-Pompidou
33500 Libourne
Téléphone :05 57 51 00 48
Télécopie : 05 57 25 22 56
Email : mazeyres@wanadoo.fr

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Ou : www.mazeyres.com

jeudi 17 avril 2008

L'exemplaire Château Sénailhac

Dégusté sur place, ce superbe Bordeaux Supérieur 2005, corsé, qui sent la fraise et l’humus, velouté, parfumé, de belle matière, de robe noire profonde, un vin ample, aux tanins présents, avec une belle structure. Beau 2004, médaille de Bronze à Paris, coloré, très classique, ferme, très bien équilibré, un vin tout en bouche, tout en nuances aromatiques, au nez dominé par le cuir et les framboises, un vin tout en élégance, d’excellente garde. Le 2003, médaille d’Argent à Bruxelles, est de belle robe grenat intense, concentré, gras et parfumé, aux connotations de petits fruits mûrs (cassis, mûre) et d’humus, corsé, aux tanins soyeux et riches à la fois, un vin de très bonne évolution. Excellent 2002, médaille de Bronze à Mâcon, riche et généreux, avec des nuances de fruits rouges mûrs (cerise, fraise des bois), légèrement épicé en bouche, de charpente solide et fine à la fois, de bonne garde. La cuvée Marguerite de Sénailhac 2004 (du nom de la petite-fille de Jacques de Sénailhac), provenant des meilleurs terroirs de la propriété, est remarquable, un vin dense, parfumé, bien classique, corsé, au nez intense de petits fruits rouges cuits, avec des tanins riches et veloutés à la fois, tout en charpente. Le 2003, avec ces arômes d’épices et de griotte, est charnu, coloré, savoureux en bouche, bien concentré. Beau 2002, ample, aux tanins fins avec des connotations de sous-bois et de mûre, fondu en bouche. Très beau rapport qualité-prix-typicité. - Château JOURDAN : Au sommet avec ce Premières-Côtes-de-Bordeaux rouge 2004, issu d’un sol de Boulbènes (60% Cabernet franc, 35% Merlot, 5% Cabernet-Sauvignon sur 13 ha, âge moyen des vignes 20 ans, viticulture raisonnée...), médaille de Bronze à Bourg, de jolie robe grenat soutenu, bien charpenté, au nez intense de groseille mûre, harmonieux et bien charnu en bouche.

Château SENAILHAC
(BORDEAUX SUPÉRIEUR)
Directeur : Lionel Barès
Dormande
33370 Tresses
Téléphone :05 57 34 13 14
Télécopie : 05 57 34 05 60
Email : gvg@gvg.fr

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dimanche 13 avril 2008

Vino encyclopédie a à z : J

JACQUÈRE
Bon cépage blanc de Savoie.

JAHRGANG
Millésime (provenant au moins à 85% de l’année indiquée), en allemand.

JAMBES (LES)
Que dire de ce mot des plus imagés, beaux et magestueux, qui désigne les traces du vin lorsqu’il glisse sur le verre ? En dehors de leur concept émotif, les jambes ou les larmes du vin, suscitées par la glycérine, sont le signe visuel de la maturité des raisins qui ont permis de faire le vin, et donc de la qualité de ce dernier.

JAUGE
Mesure graduée pour évaluer la contenance des fûts.

JAUNE (VIN)
Provenant de la région du Jura, il est issu exclusivement du raisin Savagnin (ou Naturé), proche du Traminer de la vallée du Rhin. Vendangés tardivement, les raisins surmaturés sont pressés et leur jus connaît alors une première fermentation. Au printemps suivant, le vin est soutiré et entreposé dans des petits fûts de chêne durant 6 (minimum autorisé) à 10 ans. Peu après cette mise en barriques, il se forme un voile étanche à la surface du vin qui le protège plus efficacement du contact de l’air. Cette mince pellicule évite l’opération d’ouillage (voir vocabulaire) en aspirant elle-même l’oxygène et interdit ainsi toute oxydation du vin. Il va sans dire que ce style de vinification, difficile car peu maîtrisable, est à l’honneur des propriétaires du Jura, et l’on comprend que ces vins puissent être chers. Le vin prêt à boire est mis dans des bouteilles réservées exclusivement aux appellations Arbois jaune et Château-Chalon, dénommées “clavelin” (63 cl). Que dire du vin jaune ? C’est un vin d’initiés à découvrir petit à petit, sans faire de comparaison avec d’autres vins et odeurs, jusqu’à ce que l’on parvienne à capter son extraordinaire saveur qui évoque la noix et le miel. Un grand vin d’exception -il n’a son égal nulle part au monde- qui peut vieillir indéfiniment et devenir indestructible.

JENEVER
Bonne eau-de-vie belge aromatisée aux baies de genièvre.

JEREZ DE LA FRONTERA
Nom de la commune du sud de l’Espagne d’où est tiré le nom de Xérès.

JÉROBOAM
Grande bouteille qui contient l’équivalent de quatre bouteilles de 75 cl.

JEUNE
Se dit d’un vin qui parvient à peine à exprimer son potentiel qualitatif, et qu’il faut savoir attendre. Ne pas confondre avec primeur.

JOHANNISBERG
1/. Cru renommé du Rheingau, en Allemagne.

2/. Bereich allemand, qu’il ne faut pas confondre avec les crus provenant du village du même nom.

3/. L’autre grand vin blanc du Valais, en Suisse, issu du Sylvaner (ou Gros Rhin), qui convient très bien aux cônes de déjection des montagnes du Bas-Valais. Le vin est plus corsé, plus gras que le Fendant, avec des notes subtiles de fruits secs en bouche.

JONGIEUX
Au nord-ouest d’Aix-les-Bains, petit village savoyard connu pour son vin blanc issu du cépage Jacquère, léger et gouleyant en bouche.

JOURNAL
Unité de mesure d’un vignoble bourguignon égale à 1/3 d’ha. Pratiquement plus utilisée aujourd’hui.

JULIÉNAS
Plus charpenté et structuré que le Saint-Amour, le Juliénas réussit à conserver assez longtemps le fruité de sa jeunesse. Il est de la seconde catégorie des crus du Beaujolais, solide et de bonne garde.

JULIUSSPITAL (WEINGUT)
Typicité, saveur, persistance aromatique. A mon avis, on trouve dans cette maison les meilleurs vins de Franconie.

JUMILLA
Espagne. Intéressante région vinicole de Valence où l’on goûte surtout de bons vins blancs secs provenant du cépage Lairen. Quelques rouges sont ronds et fruités.

JURASSIENS (LACS)
Le secteur des lacs Jurassiens. Au nord de Genève, la limite du vignoble de la Suisse francophone longe le Jura et s’étend jusqu’au vignoble de Bonvillars, à l’extrémité sud du lac de Neuchâtel. Bien que l’on trouve du Chardonnay, c’est le Chasselas, très frais, souvent mis en bouteilles sur ses lies comme dans le Muscadet, qui se partage le sol avec le Pinot noir, qui se développe parfaitement dans cette région, notamment quand il devient le fameux rosé très pâle Œil-de-Perdrix.


dimanche 6 avril 2008

Vino encyclopédie a à z : S

SAARBURG
Remarquable village allemand de la région de Sarre-Ruwer, à propos duquel on peut parler de grands vins de Riesling, remarquables de finesse.

SABLE
Sol chaud et aéré, qui assure un bon drainage. Ne fait pourtant pas assez souffrir la vigne.

SACCHAROMÈTRE
L’instrument sert à mesurer précisément le taux de sucre du jus de raisin.

SACCHAROMYCES CEREVISEAE
Pellicule grise qui couvre la peau du raisin (la pruine) au début de l’automne.

SACK
Ancien nom anglais du Xérès.

SAFI
Maroc. Ville entourée de vignobles, où l’on goûte avec plaisir les vins gris de Boulaouane.

SAGRANTINO DI MONTEFALCO
Produit en Italie, dans la région de l’Ombrie, un excellent vin doux et onctueux, méconnu, très complexe au nez comme en bouche, suave, au nez subtil, vraiment délicieux avec des chocolats.

SAIGNÉE
La meilleure méthode pour faire un vin rosé. Elle consiste à extraire rapidement l’excédent liquide de la cuve, lors de la fermentation.

SAINT-AMOUR
Les vins de Saint-Amour sont ce que l’on attend des Beaujolais. Légers et fruités, modestes, ce ne sont ni des vins de garde, ni des vins de folie, mais surtout des vins plaisants et très agréables à boire.

SAINT-AUBIN
Appellation bourguignonne, tout proche de Meursault. Des vins riches en arômes.

SAINT-BEL
Dans le département du Rhône, la localité est au cœur des vins de l’appellation Coteaux-du-Lyonnais, blancs, rouges et rosés.

SAINT-ÉMILION
Quelque 1 000 crus qui s’échelonnent du premier grand cru classé à la simple AOC Saint-Emilion, en passant par le Grand Cru Classé et le Grand Gru. Située au cœur du Libournais, la belle commune de Saint-Emilion, littéralement entourée de vignobles, est considérée comme l’une des plus vieilles agglomérations viticoles de France.

Les amateurs -faisant fi des renommées galvaudées- savent que l’appellation Saint-Emilion est l’une de celles où il est impératif de savoir frapper à la bonne porte. Les prix en effet, profitant d’un tourisme envahissant, ne se gênent pas pour distancer des qualités parfois bien modestes. Ici, les vins n’ont souvent rien à voir entre eux, selon qu’ils proviennent de la plaine (il fallait voir l’an dernier les pieds de vignes baigner les pieds dans l’eau après les averses), ou des secteurs de coteaux ou du plateau nettement plus passionnants. Pour remédier à cela, le Syndicat a donc défini une notion de “Grand Cru”, qui n’a rien à voir avec un terroir quelconque, mais n’est attribuée qu’au travers de critères de dégustation. Parmi les châteaux qui parviennent (ils sont nombreux) à cette notion de “Grand Cru”, un bon nombre sont classés alors en “Grands Crus Classés”.

Les terroirs de Saint-Émilion
La force du terroir est omniprésente. Peu de chose en commun en effet entre les coteaux de Pavie et la plaine de Vignonet, voire entre les coteaux situés à l’ouest et les sols du “plateau” de Saint-Emilion. L’appellation est donc relativement grande, étendue, divisée officiellement aujourd’hui en deux grandes catégories : les Grands Crus et les autres, qui peuvent réserver des surprises et parfois être meilleurs que leurs “supérieurs” hiérarchiques…

En dehors de la prépondérance du cépage Merlot, ce qui marque le plus cette appellation, c’est l’extrême variété des sols et sous-sols, selon que l’on se trouve proche de Pomerol, sur les “Hauts de Saint-Emilion”, sur les coteaux ou dans la plaine.

- Le secteur le plus “simple” à définir, historiquement et géologiquement, c’est celui du plateau de Saint-Emilion qui culmine à quelques 100 mètres d’altitude, caractérisé par des coteaux et pentes aux expositions variées et aux sous-sols tout aussi variés (dépôts marins et continentaux, calcaires marins à astérie, molasse…), qui font la diversité de son terroir et la typicité de chaque cru.

- Le second secteur est celui qui se rapproche de Pomerol. Des graves profondes, plus ou moins riches en argiles, en silices et en sables selon les sols, et en alios en sous-sols.

- Le dernier secteur, s’étend sur la plaine de la Dordogne, autour de Libourne (les “sables”), des communes de Vignonet et de Saint-Sulpice-de Faleyrens, des territoires issus de formations alluviales qui se trouvent de l’autre côté de la nationale Libourne/Castillon, où les sables sont également omniprésents, avec des graviers.

SAINT-ESTÈPHE
Avec Margaux, Saint-Estèphe est l’appellation du Médoc où l’on déguste le plus grand nombre (à l’hectare) de vins superbes, des vins de “mâche”, rigoureux et racés.

SAINT-JOSEPH
Vins rouges (Syrah, principalement) et blancs (Marsanne et Roussane). L’appellation est reconnue par décret du 15 juin 1956. Terres adéquates sur la rive droite du Rhône depuis Chavanay, Malleval et Saint-Pierre-de-Bœuf, dans le département de la Loire et sur vingt-deux communes de l’Ardèche jusqu’à Châteaubourg, au sud de Tournon. 300 hectares de vignes.

Le Saint-Joseph tire son nom du coteau situé entre Tournon et Mauves où s’établissait le meilleur cru de toute cette région. A l’origine, Saint-Joseph était d’ailleurs connu sous le nom de “vin de Mauves” que fournissaient cinq communes : Tournon, Glun, Saint-Jean-de-Muzols, Lemps, Mauves. Les sols sont moins granitiques qu’à l’Hermitage qui leur fait face et le relief un peu moins escarpé, mais cependant pentu, est orienté est et sud-est.

Les vins rouges sont flatteurs, séveux, charnus, soyeux, de belle teinte rubis, marqués par un arôme intense de cassis, de longévité moyenne (10 ans), nettement supérieurs aux Crozes-Hermitage. Il faut les boire relativement frais. Les vins blancs sont très parfumés, au goût de pêche et doivent être dégustés plus rapidement.

SAINT-LAURENT
Cépage rouge autrichien.


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jeudi 27 mars 2008

Vino encyclopédie a à z : G

GAILLAC
Le vignoble de Gaillac qui s’étend autour des villes, châteaux et abbayes, est l’un des plus anciens de France. Historiquement, la vigne, amenée en Provence par les Phocéens, a progressé vers la Narbonnaise, puis vers l’Aquitaine sous l’impulsion des Romains. Gaillac est la première étape de cette marche à l’ouest (la ville de Gaillac même date de 972). Là encore, c’est surtout sous l’impulsion des moines bénédictins que la notoriété des vins s’élargit et que la commercialisation se tourna tout naturellement vers l’ouest, en empruntant la principale voie de communication, le Tarn.

GAILLACOISE (MÉTHODE)
Ou rurale. Par rapport à la méthode champenoise (voir ce mot), le vin ne subit pas de seconde fermentation en bouteille. Il est embouteillé durant la première fermentation, qui se poursuit donc en bouteille.

GALESTRO
Vin blanc de Toscane, sec, à boire très frais.

GALETS
C’est à Châteauneuf-du-Pape que l’on rencontre cette “mer” de gros cailloux roulés, en forme de galets, qui possèdent les qualités idéales d’attirer la réverbération du soleil et de conserver la chaleur du jour durant la nuit.

GALLON
Mesure de capacité (4,5 l) de Grande-Bretagne.

GAMAY
Le raisin qui donne toute sa mesure quand il est vinifié en macération carbonique (Beaujolais).

GAMZA
Cépage bulgare.

GARDE (VIN DE)
Un vin de garde est tout naturellement un vin qui a la possibilité de s’épanouir dans le temps. Pour les rouges, la présence tannique est un bon gage de son potentiel de vieillissement. Un grand vin est un vin de garde.

GARGANEGA BIANCO
Cépage italien qui sert dans la production du Soave (Italie).

GARNACHA TINTA
Cépage espagnol caractéristique, riche et alcoolisé.

GARRAFEIRA
Nom réservé aux vins rouges et blancs portugais de qualité, millémisés, et élevés un minimum en fûts puis en bouteilles.

GATTINARA
Ce petit vignoble italien borde le Sésia, à l’est de Biella, dans le nord du Piémont. Les collines morainiques de Gattinara, dont le climat est plus tempéré que celui de la plaine, ont été formées il y a plus de 150 millions d’années, lors de l’imposante glaciation des Alpes. La terre rougeâtre, graveleuse donne beaucoup de finesse aux fruits et permet une maturation précoce. Le symbole de Gattinara est depuis l’an 1000 la tour en pierre appelée “la Castelle”, construite sur les collines par le roi Arduino. Le cépage principal de l’appellation est l’excellent Nebbiolo (ou Spanna), auquel s’ajoutent le Bonarda ou le Vespolina (10% maximum). De couleur intense, avec des notes de violette et d’épices, les meilleurs sont gras, bien tanniques, de belle garde.

GAVI
Italie, Piémont. Certains vins blancs de Gavi sont très agréables par leur souplesse.

GAY-LUSSAC
Célèbre chimiste français auquel on doit la formule chimique de la fermentation.

GAZ (INERTES)
L’azote et le gaz carbonique sont des gaz inertes.

GAZ CARBONIQUE
Ou CO2. Il se dégage naturellement au cours de la fermentation du vin.

GAZÉIFICATION
Procédé qui consiste à rendre les vins mousseux par une insufflation de gaz carbonique. A éviter.

GEBIET
Région, en allemand.

GEELONG
Australie. Importante région vinicole de Victoria, où l’on se fait plaisir avec plusieurs blancs intéressants, provenant du Riesling et du Chardonnay.

GÉLATINE
Substance qui sert à clarifier le vin en éliminant les matières qui sont en suspension.

GEMEINDE
En Allemagne, signifie village ou commune.

GÉNÉREUX
Quand le vin est riche en degré alcoolique, avec une attache puissante au nez comme au palais.

GÉNÉRIQUE
Le terme désigne un vin commercialisé sous son appellation ou sa région d’origine. Exemples : Bordeaux ou Côtes-du-Rhône.

GENEROSO
Désigne un vin viné et de dessert espagnol.

GENÈVE (VIGNOBLE DE)
Le vignoble genevois se caractérise par son tracé harmonieux, à l’image de la Suisse, c’est-à-dire paisible. Les seules chaînes de montagnes qui entourent le bassin genevois contribuent à la douceur bienveillante du climat, assez propice à la vigne. Les vins blancs issus du Chasselas portent la désignation officielle de Perlan, réservé à la production genevoise, et qu’il est de bon ton de déboucher sur un poisson de lac.

GENTIANE
Liqueur française obtenue en distillant des racines de gentiane.

GERBER
L’opération consiste à empiler les fûts dans le chai les uns sur les autres, sur deux ou trois niveaux, afin de gagner de la place.

GERK
Vin blanc légèrement amer de Dalmatie.

GEVREY-CHAMBERTIN
C’est l’une des appellations communales les plus importantes de la Côte-d’Or bourguignonne. Neuf (très) grands crus, très morcelés, dont la spécificité propre à chacun est un bon exemple de l’extrême complexité des terroirs bourguignons : Chambertin, Chambertin Clos de Bèze, Latricières-Chambertin, Mazoyères-Chambertin, Charmes-Chambertin, Mazis-Chambertin, Griottes-Chambertin, Ruchottes-Chambertin et Chapelle-Chambertin, tous de couleur soutenue, riches en matière et en intensité aromatique, très parfumés en bouche, à dominante de cerise confite (la “griotte” évidemment), de violette et de réglisse, d’excellente évolution. Quelques beaux Premiers Crus également, qui possèdent une chair pleine et savoureuse, comme Les Cazetiers, Le Clos-Saint-Jacques, Aux Échezeaux, Aux Combottes, Lavaut, La Combe-aux-Moines…

GEWURZTRAMINER
1/. Appellation alsacienne. Plus alcoolisé que le Riesling, charpenté, de saveur épicée et très parfumé, le Gewurztraminer est un vin qui vieillit parfoit remarquablement bien.

2/. Cépage. Excellent raisin, très typé, très aromatique, qui donne des vins épicés, très caractéristiques (voir Alsace et L’accord idéal des vins et des mets).

GHEMME
Appellation (DOC) de vin rouge du Piémont, en Italie. Difficile de s’en procurer de très bons.

GIACONDA
En Australie, une bonne maison où l’on fait ce joli Pinot noir, souple et épicé en bouche, bien fait comme le Chardonnay.

GIACOSA (BRUNO)
Une valeur sûre en Italie avec ce très bon Barbaresco Gallina di Neive, un superbe Barolo Collina Rionda Di Serralunga, et un Dolcetto d’Alba Basarin di Neive qui me séduit régulièrement.

GIGONDAS
Vallée du Rhône (1 200 hectares). Appellation d’origine contrôlée datant du 6 janvier 1971. Cépages autorisés: pour les rouges, le Grenache noir (65% maximum), la Syrah, le Mourvèdre et le Cinsault (minimum 25%) ; pour les rosés, Grenache noir (60% maximum) et Cinsault (15%). L’appellation est située au pied des Dentelles de Montmirail, dans un site de très grande beauté et de peuplement fort ancien. Son nom vient de “jocunditas” (joie), nom donné par les Romains qui avaient fondé ici un camp de repos militaire. On trouve encore, à Saint-Cosme, les restes d’un grand cuvier remontant certainement à cette époque. Les qualités du terroir de Gigondas, la nature de son sol, son exposition ouverte au sud-ouest et ses terrasses en légère altitude valent une réputation de longue date à ses vins, rouges pour la presque totalité, qu’appréciaient fort les évêques et les princes d’Orange, dont la commune dépendait.

GIN
Eau-de-vie aromatisée aux baies de genièvre, dont l’élaboration est certainement due aux Hollandais (Genièvre).

GIN FIZZ
Boisson composée de gin, de sucre, de citron et d’eau de Seltz.

GIRO DI CAGLIARI
Bon vin rouge sarde (Italie), issu du cépage Giro, souple et parfumé.

GISBORNE
Nouvelle-Zélande. Bonne région à vins blancs, notamment pour le Chardonnay et le Müller-Thurgau.

GIVRY
L’appellation Givry est située au sud de la Côte-de-Beaune (voir Bourgogne). De bons rouges bien charpentés et fruités, et des blancs fins et bouquetés, associant rondeur et nervosité, tous très abordables.

GLOGG
Solide boisson chaude à base de vin auquel on ajoute de l’eau-de-vie et des raisins secs. Surtout dans les pays scandinaves.

GLORIA
Un croisement Sylvaner et Müller-Thurgau, qui donne des vins frais et légers, manquant parfois d’acidité. On le trouve surtout en Allemagne.

GLUCIDES (LES)
Le glucose et le lévulose, contenus dans le jus de raisin, disparaissent au cours de la fermentation. Un vin très élaboré ne doit pas contenir de traces de sucre réducteur. Toutefois, certains vins blancs très liquoreux, tels ceux de Sauternes, en renferment une quantité assez importante. Le sucre est retenu dans le foie sous forme de glycogène, que cet organe transforme ensuite en glucose, pour le laisser passer au fur et à mesure des besoins de l’organisme. Brûlé dans les tissus et les muscles, il sert à entretenir la chaleur animale, mais surtout à produire l’énergie nécessaire au travail musculaire.

GLUCOMÈTRE
Ou mustimètre. Instrument indiquant la richesse en sucre du moût.

GLYCÉRINE
Ou glycérol. Élément important du vin qui lui apporte son onctuosité. Insensible au vieillissement, elle apparaît lors de la fermentation alcoolique mais provient aussi, pour les vins moelleux et liquoreux, de l’action bénéfique de la pourriture noble sur les grains de raisin.

GOBELET
1/. Système consistant à attacher la vigne sur des piques séparées : le tronc court diverge en plusieurs branches qui lui donnent cette forme caractéristique. Utilisé principalement en moselle et dans le Rhône.

2/. Récipient en métal, en bois, en plastique, jouant le rôle de verre à boire.

GORON
Vin suisse issu du Gamay et du Pinot noir n’ayant pas atteint la richesse en sucre naturel nécessaire pour obtenir l’appellation Dôle.

GOULBURN (VALLEY)
Australie. Région vinicole de la province de Victoria, où l’on produit de bons vins rouges.

GOUVEIO
Variété de Porto blanc.

GOUDDEN CAROLUS
Ou Carolus d’Or. Excellente bière belge brune corsée de près de 8°, qui a un fort goût de malt. Se déguste aussi en apéritif ou, pourquoi pas, sur un fromage à la manière d’un Porto Vintage, comme on l’a savoure à Bruxelles.

GOULEYANT
Le Beaujolais nouveau est certainement le vin auquel ce terme convient le plus. Le vin est coulant, léger, gai, remplissant bien la bouche.

GOUTTE (VIN DE)
C’est le vin issu du jus qui s’est écoulé naturellement des raisins avant le pressurage réel.

GRACIANO
Un autre bon cépage espagnol, qui donne des vins colorés et parfumés, bien tanniques.

GRADO ALCOOLICO
Mention du degré d’alcool mentionné sur l’étiquette des vins italiens.

GRAISSE
Altération du vin. Le vin devient huileux.

GRAN RESERVA
Espagne. Le plus haut classement des vins espagnols qui implique un minimum de cinq années de vieillissement, dont deux en barriques, avant d’être commercialisé.





GRAND CRU
C’est une réelle et prestigieuse appellation en Alsace et en Bourgogne, qui correspond à un terroir particulier et géographique tandis qu’elle est utilisée également à Bordeaux, sous la notion générale de classements, et de façon parfois moins qualitative.

GRAND VIN
En réalité, ce terme employé souvent sur l’étiquette, ne correspond à aucune classification particulière. Un vin très modeste a le droit d’apposer cette mention sur son étiquette.

GRANDE-BRETAGNE
On fait ici du vin avec le terroir que l’on a, et ce n’est pas suffisant de planter du Chardonnay ou un cépage améliorateur, qui marche bien ailleurs, pour que cela soit une réussite partout. Toutes proportions gardées, on peut rapprocher ce pays du Portugal, tous deux ayant comme principal attrait, l’un de faire du Porto et l’autre du whisky.

GRANITE
Roche dure, riche en minéraux, qui se réchauffe rapidement et qui retient la chaleur. On en trouve dans le nord-ouest de l’Italie, et au Portugal, pour la production du Vinho verde.

GRAPPA
Célèbre eau-de-vie de marc italienne.

GRAS
Désigne un vin charnu, moelleux et souple.

GRASA
Cépage de Roumanie.

GRAVE DEL FRIULI
Italie. C’est la plus grande appellation de la région du Frioul-Vénétie, qui s’étend de Pordenone à l’ouest à Cormons à l’est, où vous ne trouverez pratiquement que des vins de cépages qui ne vous dépayseront pas (Merlot, Pinot noir, Chardonnay, Sauvignon… il ne manque plus que la Syrah ou la Marsanne). Préférez les vins qui proviennent des Refosco, Tocai, Pinot grigio ou Verduzzo.

GRAVES
1/. Prolongement naturel des terres du Médoc, le vignoble des Graves a été de tout temps rapproché historiquement et géographiquement de celui du Médoc. Là aussi la terre est graveleuse (le mot “Graves” vient de là), pauvre, mais secourue par un climat exceptionnel et des vignerons qui ont écrit l’histoire du Bordelais. Les vins rouges sont plus charpentés que ceux du Médoc et possèdent un caractère propre qui leur permet de s’en différencier plus aisément (voir Pessac-Léognan).

2/. Cailloux siliceux, qui assurent un excellent drainage et conviennent parfaitement à la vigne, lui imposant de chercher sa propre nourriture. Ces sols s’adaptent parfaitement aux cépages Cabernet, et font des merveilles dans l’appellation Margaux (et dans les Graves bien sûr). On retrouve également des sols de graves sablonneuses dans le Libournais, et des marnes graveleuses dans le Jura.

GRAVES SUPÉRIEURS
Totalement méconnu, ce vignoble bordelais des Graves, à l’extrémité Sud, se consacre aux vins blancs liquoreux qui bénéficient de l’appellation “Graves Supérieurs”. Assez nerveux, moins riches que les Sauternes, ces vins possèdent aussi leur originalité.

GREAT WESTERN
Australie. Région viticole de Victoria, où l’on élabore surtout des vins mousseux.

GRÈCE
La Grèce est une patrie naturelle de la vigne, et la variété des climats, des paysages, comme l’influence des vents et de la mer façonnent chaque vignoble, du Péloponnèse à Rhodes. C’est l’archétype des pays vinicoles où le vin est particulièrement adapté aux habitudes de table et de consommation. Sous une tonnelle, vous verrez que l’on se fait au Retsina, à ces petites gorgées que l’on avale discrètement au cours d’une partie de cartes ou de dés, en grignotant une petite friture. Vous verrez aussi que la force du soleil s’associe bien à celle de ces vins rouges corsés, intenses au nez comme en bouche, qu’il faut savourer frais sur des mets épicés.

GRECO
Bon cépage blanc italien.

GRECO DI BIANCO
En Calabre, le DOC Greco di Bianco, produit sur la côte ionienne, est un vin de dessert doux issu de raisins passiti, puissant, suave, intense au nez comme en bouche, très réussi et très apprécié.

GREFFAGE
Opération de propagation de la vigne qui consiste à insérer un scion dans un porte-greffe.

GRENACHE BLANC
Très répandu en France, cet ancien cépage espagnol peut donner un vin corsé de bonne qualité, ample et peu acide.

GRENACHE NOIR
Le raisin de prédilection des grands vins de Bandol ou des crus de la vallée du Rhône. Il apporte structure, puissance et concentration aromatique.

GRÈS
Roche sédimentaire composée de particules. Souvent alliée au calcaire comme dans le Palatinat ou en Franconie, en Allemagne.

GRIS (VIN)
Vin rosé de couleur très pâle, “pelure d’oignon”. On en fait dans de nombreuses régions françaises, en Lorraine comme en Provence.

GROG
Tout le monde connaît les bienfaits de ce bon mélange d’eau chaude, de rhum, de miel et de citron, contre le rhume ou la grippe.

GROMBALA
Tunisie. Région de vins rouges.

GROS-PLANT DU PAYS NANTAIS
Appellation de la Loire qui a pour cépage la Folle blanche d’origine charentaise, cultivé en pays nantais depuis le XVIe siècle. Il est produit sur l’ensemble du vignoble nantais et plus spécialement dans la région d’Herbauges et de Logne et Boulogne. C’est un vin blanc modeste, frais, léger et sec.

GROSSLAGE
Un bon exemple de la complexité (certains diraient le “flou”) de la réglementation allemande : un Grosslage est un ensemble de sites viticoles (Einzellagen), c’est-à-dire une aire relativement étendue. La complexité pour le consommateur réside dans le fait que le nom d’un Grosslage peut figurer sur l’étiquette, au même titre que celui d’un Einzellage, après le nom d’une commune. Quand vous saurez qu’il existe 150 Grosslagen, et que parfois plusieurs Einzellagen se regroupent sous le nom d’un Grosslage, souvent lors de petites récoltes ou de quantités limitées, vous comprendrez que cela ne fait qu’ajouter à la confusion, et qu’il est extrêmement difficile de déterminer réellement l’origine exacte d’un vin allemand quand on lit son étiquette.

GRUNER VELTLINER
Bon cépage autrichien, où il donne des vins à la saveur fraîche et fruitée. On en trouve aussi en Hongrie.

GUEUSE
Les Gueuses sont des bières belges qui sont actuellement parmi les plus demandées sur le mini-marché des amateurs raffinés. La particularité des gueuses est qu’elles sont constituées par le mélange de plusieurs lambics de base. Le lambic est une bière dite spontanée à base de froment qui fermente seule sans ajouter de levure. La gueuse doit fermenter en tonneaux pendant de longues années et elle continue à fermenter après sa mise en bouteille. La fabrication de la gueuse demande donc beaucoup de temps et de travail.

GUIGNOLET
Eau-de-vie française de cerise noire.

GÜLDENMORGEN
Grosslage allemand, situé près de la commune Oppenheim, dont l’on a du mal à se procurer les vins, même sur place, tant ils semblent recherchés pour leur prestance. Ce sont des vins très équilibrés, charpentés, fermes et puissants, tous possédant ce moelleux très caractéristique de cette aire de production, qui les distinguent aisément.

GUTENBORNER
Un croisement Müller-Thurgau et Chasselas (Allemagne).

GUYOT
Certainement la meilleure méthode de palissage de la vigne qui consiste à attacher les sarments sur deux fils de fer parallèles.

GYÖNGYÖS
Hongrie. La région connaît un essor certain pour ses blancs secs et mousseux.

vendredi 21 mars 2008

Champagne Pierre Peters

Le chaleureux François Peters dirige avec son fils Rodolphe ce vignoble familial de 17,5 ha, idéalement situé dans cette commune renommée pour la qualité de son terroir, dont tout le potentiel d’élégance rejaillit dans ses cuvées. Beau Blanc de blancs Perle du Mesnil, alliant des notes florales et fruitées, d’une grande franchise au nez comme en bouche, très agréable sur une cuisine légèrement relevée. Superbe cuvée Spéciale Millésime 99, qui fait l’objet d’un soin tout particulier, un vin précieux, d’une grande amplitude, d’une très grande finesse et très typé par son terroir d’exception, floral et dense, très agréable en bouche par sa persistance aromatique, un Champagne qui fleure le tilleul. Le brut cuvée de Réserve est bien parfumé, riche et rond, très fin, au nez subtil et persistant (fruits frais, amande), très abordable. L’Extra-brut est une cuvée réellement exceptionnelle, un Champagne très typé, d’une personnalité affirmée, d’une très grande finesse, fort reconnaissable “à l’aveugle”. Une cuvée raffinée, très élégante, à l’attaque vive, très typée Chardonnay, où l’on retrouve toute la finesse des grands blancs de blancs, une mousse légère et persistante, des arômes délicats avec des nuances de rose, de genêt et d’amande, idéale à l’apéritif ou sur du caviar.

Voir le Classement 2008

mercredi 19 mars 2008

Vino encyclopédie a à z : H

HALBTROCKEN
Signifie demi-sec, en allemand (pas plus de 18 grammes de sucre résiduel par litre).

HALBROT
Le vin rosé (demi-rouge), en Suisse.

HARMONIEUX
Un vin harmonieux associe structure et rondeur, équilibre des tanins et souplesse.

HARO
Espagne. Important secteur de la Rioja.

HARRIAGUE
Cépage d'Uruguay.

HARSLEVELÜ
Bon raisin de Hongrie, qui donne des vins riches et bouquetés. Utilisé pour le Tokay.

HATTENHEIM
Allemagne. Importante commune de la région du Rheingau, où l'on goûte de beaux vins de Riesling.

HAUT-BENAUGE
Petit territoire particulier de la région de l’Entre-Deux-Mers, à Bordeaux, qui produit des vins blancs caractéristiques.

HAUTES-CÔTES-DE-BEAUNE
En Bourgogne, l’appellation s’étend à l’ouest de la Côte-de-Beaune.
HAUTES-CÔTES-DE-NUITS
Cette autre appellation est à l’ouest, en retrait, diront certains, de celle de la Côtes-de-Nuits.

HAWKES BAY
Nouvelle-Zélande. Secteur de vins blancs secs.

HECTARE
Correspond à 10 000 m2.

HECTOLITRE
Unité de mesure égale à 100 l.

HENDERSON
Région vinicole de la Nouvelle-Zélande. Quelques blancs intéressants.

HERBACÉ
Désigne un vin rappelant notamment le fruit vert, dont la cause est le plus souvent un manque de maturité du raisin. Par extension, et si l’astringence est très vive, on dit “râpeux”.

HERMITAGE
1/. Vins rouges (Syrah, puis Marsanne et Roussane, jusqu’à 15% maximum), et blancs (Roussane et Marsanne). L’appellation est reconnue par décret du 4 mars 1937. Parcelles délimitées sur les communes de Tain-l’Hermitage et de Crozes-Hermitage.

2/. Australie. Nom donné au cépage Shiraz (Syrah).

HESSE RHÉNANE
Importante région viticole allemande. C’est le centre géographique de la Rhénanie viticole, relativement plat, dont le nord est situé dans la continuation de la zone du Rheingau, au-dessous de Mainz. La Hesse Rhénane forme un gros rectangle large d’une trentaine de kilomètres, de Bad Kreuznach à Nierstein, sur une longueur d’une bonne cinquantaine de kilomètres, de Mainz à Worms.

HESSISCHE BERGSTRASSE
C’est la première région vinicole allemande que l’on rencontre en traversant le Rhin, à partir de Darmstadt. Les vignes sont plantées sur des collines abruptes, le meilleur secteur est incontestablement celui de Bensheim, un joli village au climat très doux où deux grosses coopératives produisent la majorité des vins.

HEURIGE
En Autriche, le mot signifie vin nouveau.

HISTOIRE DU VIN (L’)

L’Antiquité
L’histoire du vin s’enchevêtre à celle de notre civilisation, et remonte très certainement aux premières civilisations orientales. Nous ne savons pas quand l’homme commença à boire du vin, mais il accepta ce breuvage comme un don des dieux : les Égyptiens l’attribuaient à Orisis, les Grecs à Dionysos, les Perses ou les Arméniens ont leurs propres sources... Ce qui est certain, c’est que l’Égypte, la Mésopotamie et le Caucase furent les premières régions vinicoles.

Si les plus anciennes traces sont des sceaux sur les bouchons des amphores égyptiennes trouvées dans les tonneaux de la période prédynastique, le fameux “breuvage d’Horus” vient de cette époque, et la plupart des pharaons possédaient leurs propres vignes. Il semble que c’était surtout à proximité du delta du Nil, où ils pouvaient être irrigués régulièrement, que les vignobles se développaient le mieux.
Non loin, et comme en Palestine, la vigne prolifère abondamment dans les pays situés à l’est de la Méditerranée ainsi qu’autour de la Caspienne et de la mer Noire. A Byblos, en Arabie, à Babylone, florissaient les vins les plus estimés, que les Syriens et les Phéniciens expédiaient par les traditionnelles caravanes vers la plupart des pays voisins, et jusqu’en Chine... Les rois, princes et sultans offraient le vin à leurs hôtes les plus illustres et à leurs dieux, comme les Grecs anciens.

L’influence grecque et romaine
On le sait, la Grèce fait certainement partie du premier pays où, historiquement, le vin se rapproche le plus de celui que nous connaissons aujourd’hui. La plupart de ses vins étaient consommés coupés d’eau, voire légèrement aromatisés. Le célèbre Ulysse n’hésitait pas, semble-t-il, à savourer du vin doux, qui devait être l’ancêtre de la Malvoisie. La propagation de sa culture et de sa civilisation permit d’implanter la vigne dans la plupart des pays voisins, et notamment en Italie, que les Grecs dénommaient d’ailleurs la “Terre des vignes”. Suivant leurs traces, les Romains ont donc hérité de l’art de la vigne, et ont été les plus grands ambassadeurs de vins qui soient, ceux-ci devenant de plus en plus comparables aux vins de notre époque. De colonie en colonie, les vignobles se développèrent très rapidement, malgré les incertitudes de l’Histoire, où les arrachages succédèrent aux plantations, et vice versa.

Les vignes s’installèrent dans les vallées les plus prospères. Partant de Provence, les Romains plantèrent de Marseille à Bordeaux, puis dans la vallée du Rhône, en passant par l’Espagne (Cicéron vante les crus de Tarragone et de Catalogne) et l’Afrique du Nord pour rejoindre l’Allemagne, dans les vallées de la Moselle et du Rhin... Tous les vignobles existant à l’époque témoignaient de la puissance de l’Empire romain jusqu’au Ve siècle. Quand il s’écroula, les Barbares envahirent toute l’Europe, les Vandales laissant pour mémoire leur nom à l’Andalousie.

Du Moyen Age au XXe siècle
Durant cette longue période obscure, où les guerres féodales ravagèrent les vignobles, la vigne eut du mal, faute de civilisation intelligente, à subsister. Les vignobles passèrent ensuite sous la protection de l’Église. Ce fut l'époque de la toute-puissance des moines : le vin n’est-il pas le “Sang du Christ”?

Riche, omniprésente, toute-puissante, capable de faire et de défaire n’importe quel royaume, l’Église sut aussi créer et développer la plupart des grands vignobles occidentaux. Les monastères florissaient, leurs richesses s’accumulaient. Véritable centre européen, la Bourgogne devint la région la plus exubérante en la matière, par laquelle transitaient la plupart des vins provenant d’Allemagne, d’Angleterre, d’Italie et du sud de la France. Rappelez-vous que Charlemagne lui-même possédait le vignoble de Corton, et que les cisterciens produisaient à Chablis comme à Vougeot. Le succès bourguignon devait être impressionnant jusqu’au siècle dernier.

En parallèle, la mode du vin s’intensifia partout : dès le début du XIVe siècle, l’Angleterre importait des vins espagnols, et toute l’Europe du Nord consommait du Xérès ou du vin des Canaries. Les Anglais s’intéressèrent également beaucoup au Clairet d’Aquitaine, l’Italie, la Grèce et le Portugal exportaient dans la plupart des pays (Edouard III développa les achats de vin portugais), et Charles II ramena de France la mode du Champagne. Pour l’anecdote, Champenois et Bourguignons se livraient une concurrence acharnée, les uns et les autres bénéficiant de soutiens successifs, Louis XIV préférant le vin de Beaune, et Louis XV celui de Champagne... Plus tard, lorsque l’Angleterre et la Hollande entrèrent en guerre avec la France, Guillaume d’Orange et ses successeurs allemands imposèrent lourdement les vins français et, en 1703, le traité de Méthuen accorda des faveurs spéciales au vin de Porto, que l’on commença à fortifier avec de l’alcool vers 1710. Une belle occasion pour le Porto de s’implanter en Angleterre.

Partout, la qualité des vins s'améliore. En Allemagne, dans le Rheingau par exemple, les meilleurs plants de Riesling font leur apparition, et, dès 1730, les prémices d’une réglementation se font sentir. Puis la première petite “révolution” fut la découverte du bouchon de liège et l’emploi de plus en plus systématique de la bouteille, au cours du XVIIIe siècle. Quand éclata la (vraie) Révolution française, le peuple s’adjugea tout naturellement les vignobles des nobles et de l’Église. Peu de temps après, en 1803, Napoléon sécularisa les vignobles, en France comme en Allemagne, et la plupart des domaines furent mis aux enchères...

HOCHHEIM
Importante commune viticole du Rheingau, en Allemagne, dont les vins blancs sont très fermes, corsés, moelleux, puissants au nez comme en bouche, d’excellente évolution.

HOLLANDS
Ou Jenever. Gin hollandais.

HONEY BRANDY
Eau-de-vie de miel.

HONNEUR (VIN D')
C'est le vin qui sert à honorer un ami, une association ou un événement.

HOTTE
Faite en osier et portée à dos d’homme, elle sert à faire les vendanges.

HOUBLON
C'est la plante qui sert à faire la bière.

HOUX
Alcool blanc alsacien provenant de la distillation des baies de houx.

HUAPAI
Secteur de l'île du Nord produisant des vins rouges convenables, en Nouvelle-Zélande (voir ce pays).

HUDSON (VALLEY)
États-Unis. Région qui s’étend sur la rive droite du fleuve Hudson, dans l’Etat de New York. Surtout pour les blancs secs, en net progrès.

HUMAGNE
Cépage suisse.

HUMUS
Matière organique contenant des bactéries et des micro-organismes. Alimente les plantes. Par extension, le terme s’emploie dans le vocabulaire de la dégustation pour signifier un vin qui sent les sous-bois.

HUNTER (VALLEY)
Australie. Importante région de la Nouvelle-Galles du Sud, où l'on fait un bon nombre de vins blancs secs fort honorables.

HUXELREBE
Cépage blanc allemand, issu d’un croisement Chasselas et Muscat.

HYBRIDE
Vigne issue d’un croisement de deux (ou plus) espèces différentes de vigne, qui provoque généralement de (très) petits vins, rustiques, surtout destinés à être distillés.

HYDROLYSE
Cette réaction chimique est la scission d’une molécule organique sous l’action d’un acide ou d’une enzyme, dans l'eau.

HYDROMEL
A la fois mythique et réelle, c’est l’ancienne boisson fermentée des Gaulois et des Romains, à base d’eau et de miel, aromatisée d' épices.

HYDROMÈTRE
Instrument qui sert à mesurer la teneur en sucre des moûts.

HYPOCRAS
Ou Happocras. Hippocrate aurait lui-même inventé cette boisson, une sorte de vin de liqueur aromatisé principalement avec de la cannelle, à laquelle s’ajoutaient du gingembre et des amandes.

samedi 8 mars 2008

Très beau millésime २००७ dans Le Rhône

Brigitte Dussert : là encore, il faut des vins équilibrés, avec une bonne acidité...

Patrick Dussert-Gerber : en Vallée du Rhône, puisqu’il y a le mistral tout comme en Provence, les raisins étaient bien séchés et l’ensoleillement plus favorable qu’ailleurs, les vins ont beaucoup moins souffert des maladies. La Vallée du Rhône et la Provence sont deux régions qui ont fait un grand millésime classique, dans la lignée des précédents. Les blancs seront très charmeurs, très parfumés. 2007 sera un millésime sur le fruit, en rouge comme en blanc, un millésime de fraîcheur, un vin gourmand avec beaucoup d’arômes de fruits et de fleurs, un vin comme on les aime.

On cite souvent les sols de Châteauneuf-du-Pape, plus ou moins profonds, très caillouteux, qui sont constitués pour l’essentiel de gros quartz roulés mélangés à de l’argile rouge sableuse. Ces gros galets roulés, amoncelés autrefois par le glacier du Rhône, fournissent à la vigne des conditions exceptionnelles de maturation. C’est le secteur le plus sec des Côtes du Rhône ; le vent dominant est le mistral, l’ensoleillement est de 2 800 heures par an, la chaleur emmagasinée par les cailloux dans la journée est restituée la nuit, provoquant un “effet de four”. Toutes ces conditions, dans un millésime comme 2007, sont des atouts majeurs.

Mais il n’y a pas qu’à Châteauneuf-du-Pape qu’il y a des terroirs très propices. On en trouve dans des appellations moins connues, qui “sortent” pour autant une flambée de bouteilles superbes.

À Rasteau, par exemple, le vignoble s’étend sur la plupart des terres du village, dans le département du Vaucluse, sur des sols bruns et calcaires, des sols squelettiques sur marnes et des sols rouges sur grès. Le climat est de type méditerranéen, exposition sud des coteaux, légèrement protégés du mistral. Non loin, à Visan, les vieilles vignes plantées sur des coteaux-argilo-calcaires riches en galets exposés plein sud, sont également garantes de beaux vins. À Gigondas, idem : le vignoble est tout entier sur la commune sur des sols d’alluvions d’argiles rouges caillouteuses, sur des pentes ou de vastes terrasses, et le mistral est le vent dominant.

Pour les vins que l’on débouche aujourd’hui, il faut quand même bien admettre que le millésime 2003 est parfois très mûr, le 2002, qui a été très difficile à maîtriser, n’est pas une merveille, alors que les 2006, 2005, 2004 et 2001 sont formidables. Il faut aussi prendre le temps de conserver ces vins, car on savoure de grandes bouteilles actuellement dans des millésimes comme 98, 95, 90 ou 85.

En blancs, on pourra miser indubitablement sur les 5 derniers millésimes, 2007 compris, bien entendu, avec une préférence pour les très grands années que sont les 2006 et 2005, puis les 2000 ou 1996.
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Le Rhône est une région très étendue, et il faut se donner les moyens pour faire au mieux : petits rendements, vendanges à la main, etc.

Voir le Classement 2008 des meilleurs vins

dimanche 20 janvier 2008

les vins de Sicile

J’avoue une attirance toute particulière pour la Sicile. Sauvage, à la fois magique et austère, l’île possède ce charme indéfinissable qui crée les légendes. En réalité, la force de la Sicile a toujours été intimement liée à celle de ses habitants même si l’influence de chaque peuple a su marquer une empreinte particulière, des Grecs aux Arabes.

Déjà au VIIIe siècle avant J.-C., la production, la consommation et le commerce du vin rapprochaient la civilisation punique installée en Sicile occidentale et la civilisation grecque installée en Sicile orientale. Les amphores à vin puniques et monnaies grecques sur lesquelles sont gravées des grappes de raisin en témoignent. Un cépage de qualité, présent encore aujourd’hui dans l’île, le Grecanico, fut introduit par les colons grecs. Les vins de l’Etna, célébrés par Homère, Tucidide, Virgile et Tacite, étaient déjà considérés comme le “nec plus ultra” des produits de la vigne, cinq siècles avant notre ère. Au IIIe siècle avant J.-C., la Sicile devint romaine, et l’empire permit aux vins d’arriver jusqu’en Gaule. On a d’ailleurs retrouvé à Pompéi, la ville ensevelie par l’éruption du Vésuve, des jarres de vin sicilien qui faisaient concurrence aux vins locaux de Campanie. Pendant les siècles suivants, les premiers de la période chrétienne, la structure du latifondium permit une nouvelle expansion. Lorsqu’au IXe siècle les Arabes arrivèrent en Sicile, la vigne ne fut plus cultivée pour produire du vin, mais la viticulture fit cependant un nouveau pas en avant : en effet, les Arabes cultivèrent beaucoup de raisin de table, créant l’industrie des raisins secs et introduisant le cépage Zibibbo (dont l'origine vient de zibib, nom d’un chef arabe).

La viticulture et la production du vin revivent sous l’impulsion des Normands, puis des Souabes, s’accentuant encore sous les dominations aragonaise et espagnole, c’est-à-dire jusqu’au XVIIIe siècle. Sous les Bourbons, le vin sicilien franchit réellement les frontières de l’île (confer texte sur le Marsala). Ensuite, phylloxéra oblige, il faut attendre les années 1960 pour pouvoir parler d’une relance réelle de la viticulture sicilienne, qui a reconverti ses structures pour obtenir des vins nouveaux (s’il en est), comme en Sardaigne. Oublié l’arbrisseau à régime sec, ce système mycénien remontant à plus de 30 siècles, et remplacé ipso facto par des systèmes de plus vaste extension comme les espaliers et les baches pour diminuer la chaleur du terrain due au soleil et pour mieux conserver l’arôme du raisin que le climat ensoleilllé a une fâcheuse tendance à dégrader. Bien sûr, l’irrigation des vignobles, qui supprime les aléas climatiques et la sécheresse, a enlevé à la viticulture de l’île ses angulosités, certains diront sa spécificité, et a ravi aux zones tempérées le secret de la maturation graduelle, subtile, permettant une production œnologique de qualité. C’est vrai que sous l’impulsion de son efficace Istituto Regionale della Vite e del Bino (Institut Régional de la vigne et du vin), créé en 1950, la Sicile adapte depuis une dizaine d’années son patrimoine de raisins, choisissant attentivement les vignes, sélectionnant parmi les cépages ceux qui s’adapteront le mieux au soleil sicilien, comme les Inzolia, Catarratto, Malvasia de Lipar, Grappato de Vittoria ou Nera d’Avola, rejoints depuis peu par des cépages extérieurs. Toute la région se mobilise pour trouver de nouveaux débouchés et pour optimiser la distribution. Aujourd’hui, en dehors d’une production importante de vins de table, le pays produit 9 vins à appellation d’origine contrôlée et 11 bénéficiant d’une indication géographique. Les provinces vinicoles les plus importantes sont Trapani, Agrigente et Palerme.

- Les vins blancs
Parmi les vins blancs (11° à 11,5°), les appellations sont l’Etna Blanc (cépage Carricante), produit comme son nom peut l’indiquer aux pieds de l’Etna, et le Vin Blanc d’Alcamo, produit sur le territoire d’Alcamo et dans les communes situées entre les provinces de Palerme et de Trapani (prédominance du cépage Caratto Lucido).

- Les vins rouges
Trois appellations à découvrir : le Faro, produit dans le territoire de la commune de Messine, utilisant des raisins de Nerello Mascalese et de Nerello Mantellato , le Cerasuolo di Vittoria, produit surtout dans le territoire classique de Vittoria, Acate, Chiaramonte, Comiso et utilisant des mélanges de variétés composées de Frappato di Vittoria et de Calabrese, avec une tolérance allant jusqu’à 10 % maximum de Nero Grosso et Nerello Mascalese. A noter, le bon Etna rosé, connu déjà au temps d’Ulysse.

- Les vins de dessert
Vous l’aurez deviné, l’île est surtout connue pour son Marsala qui mérite une place à part (voir plus loin), produit en Sicile occidentale. Les autres DOC sont le Moscato di Noto, le Moscato di Siracusa, le Moscato di Pantelleria et la bonne Malvasia des îles Lipari. A part le Moscato di Pantelleria, obtenu avec le raisin Zibibbo, un beau vin exceptionnel en demi-doux ou doux, tous les autres vins sont obtenus avec leur raisin homonyme.

Le Marsala

Le Marsala est produit dans la province de Trapani avec des raisins de Catarratto, Grillo et Inzolia.

Historiquement, vers 1770, les commerçants anglais avaient des contacts très intenses avec la Sicile ; l’un d’eux, John Woodhouse, de Liverpool, avait probablement dans ses projets de trouver un vin capable de soutenir la comparaison avec les vins portugais et espagnols déjà assez connus en Angleterre. En 1773, son navire, l’“Elizabeth”, embarqua une cinquantaine de fûts (les pipes, de 412 litres chacune) destinés au marché anglais. Woodhouse, de peur que le produit ne s’altérât pendant le long voyage, ajouta de l’eau-de-vie de vin pour le fortifier, composant ainsi la formule définitive du Marsala, dont la fabrication requiert l’adjonction d’alcool de vin au moût en fermentation. L’amiral Nelson le qualifia de “vin digne de la table de tous les gentilhommes”, et au mois de mars 1800, il en commanda 500 pipes pour sa propre flotte méditerranéenne. Pendant un demi-siècle, les producteurs furent donc anglais. Puis en 1831, de grands entrepreneurs, les Florio, bâtirent le premier établissement de production du Marsala et l’exportèrent dans le monde entier ; pour mémoire, c’est précisément dans l’établissement des Florio qu’en 1862 l’illustre général Garibaldi apprécia l’une de ses cuvées, qui porte son nom : Marsala G.D. (ou Garibaldi Doux). Dès 1931, le territoire de production du Marsala fut délimité, puis la réglementation renouvelée en 1984 et 1986. Son élaboration consiste à ajouter de l’alcool de vin au moût en fermentation. Selon ses caractéristiques de production, de degré d’alcool et de durée du vieillissement, la loi distingue les types suivants : le Marsala Fin, avec un élevage d’un an minimum; le Marsala Supérieur (minimum de deux ans), le Marsala Réserve Supérieure (minimum de quatre ans), et le Marsala vierge et/ou Solera, c'est-à-dire très vieux et/ou de Réserve, qui demande un élevage de dix ans minimum. Le vieillissement est toujours fait dans du bois de valeur, le rouvre, et sa couleur passe de l’ambre clair à l’or et au rouge rubis intense. Goûtez-le à l'apéritif comme sur les desserts, voire sur un fromage bleu.

Si l’on est roi chez soi, le Marsala ne trahit pas l’adage : sa production annuelle est pratiquement monopolisée par les Italiens eux-mêmes.


mercredi 9 janvier 2008

Les vins de L'Espagne centrale

L’Estrémadure
Une seule DO, Tierra de Barros, située au sud de cette région étendue et sauvage qui longe le Portugal. C’est le rouge que j’ai trouvé assez réussi, provenant des Tempranillo, Garnacha et Graciano, au nez intense, “chaud” et puissant.

Castilla-Leon
Au sud-ouest de la Rioja, de l’autre côté de la Sierra de la Demanda, commence la grande région de Castille, habituellement divisée en deux parties : Castilla-Leon et Castilla-La Mancha. Quatre Dénominations d’Origine à retenir dans la région de Castilla-Leon.

- Bierzo
Très peu connue, une DO où l’on produit des vins des trois couleurs, les rouges et rosés étant issus des cépages Mencia et/ou Garnacha.

- Ribera del Duero
C’est la région du fameux Vega Sicilia, un bon exemple de la notion même de la typicité d’un cru, puisque ces mêmes supporters apprécient surtout l’omniprésence de fûts et de cépages qui n’ont pas grand-chose à voir avec l’Espagne (Cabernet-Sauvignon, Malbec, Merlot), et viennent épauler le riche cépage local majoritaire Tinto Fino. Un Vega Sicilia, c’est donc rare, très bon, intense et savoureux, d’excellente garde, mais c’est aussi moins typé que ne peuvent l’être des rouges de la même appellation. On trouve aussi de bons rosés, secs et parfumés.

- Rueda
Une DO spécialisée en vins blancs (cépage Verdejo très majoritaire, puis Viura et Palomino). Un bon rosé issu de Garnacha.

- Toro
Non loin de Rueda, une petite appellation où vous découvrirez des rouges classiques (cépage Tinta de Toro), colorés et corsés, de bonne évolution. Quelques blancs bien vinifiés, provenant des cépages Malvasia ou Palomino, et surtout des rosés à la fois secs et ronds, bien fruités.

Castilla-La Mancha
Trois vignobles, Mentrida, Valdepenas et La Mancha, qui rejoint les premiers vignobles d’Almansa.

- Mentrida
Le vignoble, difficile à cataloguer, se situe juste entre les deux grandes parties de la Castille, la Castilla la Lora (ou vieille Castille) et la Castilla la Neuva, dénommée aussi la Castilla la Mancha, dans une région que vous traverserez en allant de Madrid à Tolède. Des vins rouges et rosés corrects, issus principalement du cépage Garnacha, corsés et puissants, avec cette pointe d’amertume caractéristique. Le rosé tient bien, un peu frais, sur une paella.

- La Mancha
Le pays de Don Quichotte, austère, est aussi un véritable océan de vignes : la région de la Mancha est la plus vaste Denominacion de Origen du monde et tous les villages que vous traverserez (Manzanares, Tomelloso…) ne vivent que par le vin.

Mancha provient de l’arabe manxa ( “terres arides”) et ces sols où courent les vignes à la recherche de fraîcheur produisent des rendements qui feraient pâlir d’envie la plupart des vignerons. Le climat est toujours rude ici, continental, semi-aride, et les “petites” années sont un concept pratiquement inconnu des viticulteurs de la Mancha. Tout cela serait pour le mieux si l’on ne cultivait que des cépages rouges, très adaptés ici. Pourtant, paradoxe oblige, plus de 80% des vignobles sont plantés avec le (très) prolifique cépage blanc Airén (on se demande parfois le pourquoi de telles absurdités). Partout, on fait donc des vins blancs, du sec au douceâtre, beaucoup plus marqués par leur vinification (maîtrise des températures…) que par leur terroir, bien faits certes mais bien souvent “sans vice ni vertu”, et la plupart des coopératives de la région en proposent. Je préfère les rouges bien typés par le Cencibel (version manchega du Tempranillo).

- Valdepenas
Ce sont très certainement les bergers ibères, nomades et errants, fatigués de la transhumance, qui décidèrent de s’installer sur les rives du Jalon, dans une vallée de Penas. C’est là, sur le coteau, qu’ils plantèrent le premier vignoble. La grande impulsion de Valdepenas ne vint, cependant, qu’à partir du XVIIIe siècle, lors de la construction du chemin royal qui reliait la capitale de l’Espagne à l’Andalousie. Les tonneaux et les jarres font ainsi la conquête de plusieurs marchés grâce à la qualité des vins qu’ils transportent. Aujourd’hui, ce sont surtout les cuves en acier inoxydable que l’on rencontre dans ce pays. La DO Valdepenas est plantée sur des terrains du miocène, composés d’argiles, de marnes et de sables autour de Valdepenas, Alcubillas, Moral de Calatrava, San Carlos del Valle, Santa Cruz de Mudela, Torrenuva, Torre de Juan Abad, Granatula de Calatrava, Alhambra et Montiel. Les blancs issu du cépage Lairen (ou Airen) sont en l’occurrence assez peu corsés, légers en bouche, et peu alcoolisés. Quelques rosés bien faits, et surtout des rouges (cépages Airen et Cencibel) qui ont plus de corps, intenses, fruités, ronds et savoureux en bouche, très attirants par leur originalité. C’est un bon exemple de la typicité de crus épicés, auxquels il faut savoir s’habituer, sans vouloir les comparer avec d’autres vins.

La région de Valence

Plusieurs DO : Utiel-Requena, Valencia et Alicante, puis, en remontant vers l’ouest, mitoyens, les vignobles de Murcie (Yecla, Jumilla), et celui d’Almansa, qui rejoint la région de la Mancha, vers Albacete. Les aires vinicoles se concentrent autour de Valence et d’Alicante. Les Grecs et les Phéniciens importaient déjà du vin des ports de Denia et Javea, et ce commerce florissant a stimulé l’expansion du vignoble jusqu’aux autres régions. Du temps des Romains, des chroniques de Martial et Pline faisaient déjà l’éloge des vins de Sagunto. La région offre une gamme de vins très variée, allant des rosés fruités de Utiel-Requena (voir plus loin) aux rouges corsés du Alto Turia d’Alicante, en passant par des blancs intéressants, des rosés et rouges plus ou moins doux, qui peuvent aller de 11° (et parfois moins) jusqu’aux “pâteux” qui atteignent 16° naturels.

- Utiel-Requena
Située à l’extrémité ouest de la province de Valencia, à une altitude moyenne de 700 mètres, cette zone a, elle, surtout une production de vins rouges et rosés issus des Tempranillo, Garnacha et Bobal.

- Valencia
L’appellation est divisée en trois zones (subzons) différentes : Valencia-Alto Turia (2 700 ha), au nord-ouest de la province de Valencia, à une altitude moyenne de plus de 600 mètres, sur un terrain limon-sablonneux, où l’on produit principalement un vin blanc sec issu du Merseguera ; Valencia-Valentino, une zone située dans la partie centrale de la province, avec une altitude moyenne de 250 mètres, sur un terrain calcaire. Des rouges corsés et savoureux issus des Bobal, Garnacha et Tintorera, et des blancs tout aussi typés, mais parfois décevants, provenant des cépages Merseguera, Malvoisia et Pedro Ximénez ; et Valencia-Clariano enfin, au sud de la province, où se cultivent les cépages Monastrell et Garnacha pour les rouges, Merseguera, Malvasia et Tortosi pour les blancs. Au nord de la région, se trouve la province de Castellon.

Alicante
Cette zone, où l’on produit surtout des vins rouges, s’étend à une altitude de 350 à 500 mètres, sur des sols principalement calcaires. Les vins que j’ai retenus sont colorés, classiques de la production espagnole, assez corsés, parfois un peu trop alcoolisés, mais généralement bien faits, comme ceux de la maison Eval. La contrée de La Marina complète cette région, qui est une zone côtière située au nord où s’élabore un excellent muscat.

Yecla
Un petit territoire enclavé entre les vignobles d’Alicante et de Jumilla, au sol pierreux et calcaire. De bons rouges, très colorés, intenses au nez comme en bouche, bien équilibrés.

Jumilla
J’ai dégusté d’assez bons blancs issus principalement du Lairen , relativement corsés, fruités et frais. En rouges, le bon Monastrell.

Almansa
L’appellation s’étend entre les vignobles de Valence et les premières terres de la Mancha. Un bon rouge (Cencibel majoritaire, Monastrell et Garnacha), de couleur rubis, corsé, associant rondeur et structure.

samedi 17 novembre 2007

Charles Heidsieck et Piper au sommet

Je soutiens depuis longtemps ces 2 maisons (classées en 1ers Grands Vins, toutes les 2, ce qui est très rare dans mon Classement), dont les prix sont particulièrement raisonnables, même pour les cuvées de prestige, et ce n’est pas rien. Il suffit de lire mon article, Champagne : la nouvelle donne pour acheter en connaissance de cause...

Voir aussi le reportage de MILLESIMES

“Les principales forces des deux maisons, Piper-Heidsieck et Charles Heidsieck, sont confirmées, me précise Anne-Charlotte Amory : Piper-Heidsieck, une marque premium internationale, n° 3 à l’export, sera développé dans tous les principaux marchés du Champagne et dans ceux en développement, au travers d’un déploiement renforcé de son positionnement premium “on-going extravaganza since 1785…”. Charles Heidsieck, l’une des maisons de Champagne les plus premiums, va voir son positionnement de vin d’exception confirmé et sa distribution adaptée pour convenir davantage au style et à la qualité internationalement reconnue du vin.”

Depuis la fusion des 2 maisons, en 1988, au sein du Groupe Rémy Cointreau, les vins Charles Heidsieck et Piper-Heidsieck bénéficient du même savoir-faire. L’équipe œnologique sélectionne les raisins, les moûts sont vinifiés cépage par cépage, cru par cru. La cuverie fait appel aux technologies les plus récentes pour une fiabilité optimale. C’est au moment des premières dégustations que les décisions sont prises : les vins clairs sont attribués à Piper-Heidsieck ou à Charles Heidsieck
en fonction de leurs caractéristiques. C’est un travail de haute précision, car les 2 styles sont presque à l’opposé l’un de l’autre. Les résultats montrent à quel point Régis Camus et son équipe maîtrisent l’art de l’assemblage.

“Je fais partie des chefs de caves multi-spécialistes, précise Régis Camus, qui travaillent sur l’œnologie pure mais aussi sur l’ensemble du processus d’élaboration. Nous raisonnons de la même façon : tout a son importance. Le style et la qualité sont le résultat de partis pris multiples, depuis les vendanges jusqu’au moment de l’expédition. Il faut donc être très polyvalent, savoir ce que l’on veut et n’accepter aucun compromis sur la qualité. En ce qui me concerne, j’attache une importance fondamentale à l’amont, à la relation avec le vignoble. C’est là que la qualité commence. Je passe beaucoup de temps dans le vignoble. Étant né dans une famille d’agriculteurs, j’ai la chance de connaître la terre. Ensuite, en février, nous dégustons les vins clairs avec les vignerons. Ils peuvent ainsi apprécier la façon dont nous travaillons à partir de la matière première qu’ils nous apportent et comprendre notre exigence. Ensemble, nous dégustons les nouveaux millésimes et les nouvelles cuvées, juste avant leur mise sur le marché. Ces rencontres vont dans le sens de la qualité et de l’affinité : les vignerons connaissent de mieux en mieux nos exigences et le style de nos maisons. Charles Heidsieck et Piper-Heidsieck ont des vies parallèles, avec des styles différents. Le style Charles Heidseck a atteint un tel niveau d’équilibre et d’harmonie qu’il a été qualifié de perle rare de la Champagne. Il s’adresse aux vrais amateurs de Champagne qui aiment déguster et comparer. Piper-Heidsieck joue sur un autre registre, avec des vins où dominent la fraîcheur, la spontanéité, la délicatesse du fruité. Ils ont du charme et de la finesse. Pour nous, le travail est aussi complexe pour l’un que pour l’autre, il s’agit toujours de faire les bons choix.”


Charnus, vineux, amples, chaleureux… les vins Charles Heidsieck ont un profil complexe. Leur typicité vient de l’équilibre entre puissance et finesse. La palette d’assemblage est riche et complexe : plus de 100 crus qui reflètent toutes les nuances du vignoble champenois. L’assemblage se fait avec environ un tiers de chacun des 3 cépages, selon les années. La proportion des vins de réserve est supérieure à 1/3, ce qui est rare en Champagne, et ils peuvent avoir jusqu’à 8 ans de maturation. Le vieillissement de 4 ans minimum donne une remarquable complexité aromatique.


Splendide Blanc des Millénaires 95, l’une des plus belles cuvées champenoises actuelles, un assemblage de raisins de 5 crus de la Côte des Blancs, un grand vin vieilli pendant un minimum de 10 ans avant d’être mis sur le marché, suave et onctueux, d’une grande subtilité d’arômes (pain grillé, pomme…), d’une longue finale, à déboucher sur des crustacés (70 e).

Très savoureux (c’est le terme) Champagne Charlie 1985, une grande cuvée où l’intensité se marie à la distinction, avec des nuances de fruits, de fleurs, de brioche, le tout avec des notes épicées très fines, d’évolution rare tant la fraîcheur est encore présente, même si ce Champagne mérite une cuisine relevée (113,40 e).

Beau Mis en Cave 2001, au nez subtil et persistant à dominante de pain grillé, de jolie mousse, souple et bouqueté, toujours très charmeur au nez comme en bouche (27 e).

Le brut Réserve Mis en Cave 2003 est dans la lignée, de belle robe, au nez de petits fruits, ferme et suave en bouche (28 e). 

À la suite, ce brut rosé Vintage 96, aux arômes de petits fruits rouges frais, de belle robe, classique et distingué, de bouche ample.


Pour PIPER :

Superbe cuvée Rare, majoritaire en Pinots, au nez minéral, raffinée et complexe, aux nuances de beurre frais, d’amande et de céréales, avec une finale intense et très persistante, subtilement épicée, vraiment idéale à l’apéritif grâce à cette fraîcheur très caractéristique (83,20 e la bouteille sérigraphiée). Excellent brut Millésimé 2000, d’une belle complexité aromatique, un Champagne bien équilibré, richement bouqueté, très fin, très persistant, alliant puissance et élégance (34,30 e). On se fait aussi plaisir avec le rosé Sauvage, “au nom et au goût à la fois doux et charmeur qui se veut révélateur de notre personnalité sauvage”. Une cuvée de charme, aux accents délicats et raffinés, née de l’assemblage d’une soixantaine de crus différents révélés par un vin rouge, offrant une robe à la teinte intense, d’un rose franc et profond, lui donnant une spécificité et un caractère uniques. Un vin fougueux, ample et vif, aux notes de fruits rouges, d’orange sanguine, de prunelle, avec une finale enthousiaste (31,20 e). La cuvée Sublime est une vraie gourmandise, un Champagne moelleux et unique, au goût doux et subtil, un demi-sec exceptionnel et croustillant, avec ses notes miellées, qui s’accorde parfaitement sur un foie gras ou les desserts (29,10 e, elle les vaut largement). Remarquable brut Divin, un Blanc de blancs, classique et bien équilibré, de bouche ronde à dominante de pêche et d’amande, harmonieux, puissant, d’une jolie fraîcheur en finale. À la suite, le brut, de robe séduisante, tendre et corsé à la fois, de bouche florale, un Champagne classique, très agréable, alliant saveur et distinction, d’une belle régularité qualitative (23,90 e). 
Le 1er Webvin
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